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Benoît
de Nurcie est né en 490 de parents aisés qui le destinent à une
carrière administrative. Mais après avoir vécu en ermite, il s'installe
en
534 au Mont Cassin où il fonde un monastère selon une règle qui
deviendra "la règle monastique de Saint Benoit" pronée par le pape
Grégoire le Grand et qui donnera naissance à la grande famille
bénédictine: Chalaisiens, Célestins, Clunisiens... Cette règle, pourtant beaucoup
moins dure que d'autres, fera l'objet de nombreuses réactivations suite
à des dérives plus ou moins importantes, notamment par le fils de
Charlemagne Louis le Pieux (817). Très développé en France, l'ordre de Saint Benoît s'est aussi répandu en Allemagne et en Angleterre. D'abord réservé aux hommes, il sera proposé aux femmes par Sainte Scolastique dès le VIè siècle (les Moniales) |
Les reliques sont constituées des restes de sépultures ou d’objets ayant appartenu au martyr souvent en relation directe avec son supplice. C’est un rite très ancien qui associe le culte des morts à un besoin de surnaturel et de magie.
Le culte des
reliques s’est développé surtout en occident. Au Xème siècle , on
attribuait aux reliques une puissance, une “virtus”
qui faisait d’elles des objets de vénération et qui, par leur simple
présence dans un temple, ou par contact de la main pouvait permettre
l’accomplissement de miracles, à l’exemple de celles de Calmin dans la
châsse de Mozac ou celles de saint Chaffre et saint Eudes déposées dans
le buste reliquaire exposé dans la salle du trésor au
Monastier.
La vie temporelle de
l’abbaye au fur et à mesure de son développement, des fréquentes
donations dont elle bénéficiait, de sa gestion quotidienne, était
consignée dans des chartes. L’abbé Guillaume IV donna ordre de
rassembler
en un seul ouvrage les différentes
pièces des événements qui
ponctuaient la vie de l’abbaye. Ce cartulaire composé de plus de 400
actes et rédigé probablement au début du douzième siècle, a
malheureusement disparu.Une transcription rédigée par Ulysse Chevalier
à la fi n du XIXème siècle, à partir de copies du XVIIème a permis d’en
sauvegarder l’essentiel.
Une préface rappelle les événements fondateurs traditionnellement admis
ainsi que la mémoire hagiographique de l’abbaye Saint-Chaffre.
De ce “livre rouge” comme on l’appelait alors : “bel ouvrage, digne
miroir d’une belle abbaye” (M.C. Merle- Comby), nous sont parvenues,
grâce au chanoine Ulysse Chevalier, des copies datées du XVIIème
siècle. Sa reconstitution : “Chronikon–Chartularium” fut publiée en
1884.
Le cartulaire original, qui portait le titre de “Liber de reparatione
chartarum” était encore à l’abbaye en 1676.