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Actuellement conservé dans la sacristie, il se compose de nombreuses pièces dont certaines constituaient déjà le trésor de l’ancienne abbaye de Guillaume III et ont traversé miraculeusement les siècles pour parvenir jusqu’à nous presque intactes.
Le tombeau en enfeu en
albâtre avec gisant date du XIIIème ou XIVème
siècle. Les avis sont partagés sur l’identité du personnage représenté
revêtu de ses ornements ecclésiastiques. La niche est remarquable par
ses sculptures finement travaillées (pilastres, feuilles de choux). Un
lion
accompagne le défunt pour son dernier voyage.
style="width: 542px; text-align: justify;">
Les fragments de tissus orientaux ou byzantins proviennent du
reliquaire
de Saint-Chaffre. Ils servaient à envelopper et protéger les précieuses
reliques.
La pietà de Vital
Erailh, tableau en bois peint (fin XVème) représente
le Christ sur les genoux de Marie, Saint-Jean, les Saintes Femmes, deux
personnages richement vêtus et, peut-être, l’abbé Vital Erailh lui-même
à
genoux les mains jointes.
Le buste reliquaire de
saint Chaffre (XIème
siècle) en bois recouvert de feuilles d’argent
et d’or travaillées au repoussoir et orné de
cabochons de verre a été récemment présenté
au musée du Louvre à Paris.
Les deux tableaux sur bois, de part et
d’autre du tombeau, proviennent d’une
commande de l’abbé François
d’Estaing.
Des
vingt-huit tableaux réalisés à l’époque et relatant
la vie et le martyre de saint Théofrède,
deux sont parvenus jusqu’à nous. Les autres
ont disparu à la Révolution.
Ces deux tableaux représentent, pour
l’un la transmission des pouvoirs par saint
Eudes à saint Théofrède, pour l’autre le martyre
de saint Théofrède.
Deux autres tableaux sur bois représentent
l’un saint Roch, l’autre le martyre de saint Sébastien.
Le
trésor renferme également d’autres pièces fort intéressantes : une
Vierge à l’enfant en bois polychrome (XVIIIème), une pietà en pierre
polychrome
(fin XVème) et un ecce homo de style italianisant, ainsi qu'un
magnifique christ en croix du XIVè siècle.
Dans les vitrines, des objets de culte en cuivre repoussé et vermeil
ainsi que des reliquaires très originaux. Une collection rare de
chasubles richement ornées est entreposée
dans un chasublier à éventails (fin XVIIIème) mais non accessible au
public.
Les conditions de conservation de ces vêtements ecclésiastiques sont
malheureusement précaires.