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Le plan initial de l’édifice roman
semble avoir été respecté. On peut remarquer la nef centrale composée
de quatre travées, le choeur du XVème siècle, le déambulatoire et les
cinq chapelles rayonnantes dont
une dite “chapelle Senecterre”
du
XVIème siècle avec voûte à caissons richement ornementée .
La voûte principale de la nef
initialement en berceau a été
reconstruite avec un voûtement en croisée d’ogive. Les deux transepts
conservent
leur voûtement originel.
Les décorations sculptées sont nombreuses (plus d’une centaine) , ce
sont des originaux pour la plupart: sirènes, griffons, monstres,
végétaux. Leur emplacement les uns par rapport aux autres n’est pas le
fait du hasard.
L’interprétation de ces images sculptées reste cependant délicate. Nous
nous
risquerons à ne commenter que les plus évidentes. Les deux chapiteaux
de l’arc triomphal qui se font face représentent le tétramorphe, (les
quatre évangélistes : Marc, Luc, Mathieu et Jean sont chacun
symboliquement
représentés par le lion, le taureau ou boeuf, l’homme ou l’ange et
l’aigle).
Plan dessiné par B. Galland
On remarque sur les six
piliers avoisinant le transept de magnifiques
consoles. Sur l’une d’entre elles : deux boeufs impressionnants de
puissance. Plus loin ce sont des atlantes.
Après, un magnifique culot représentant deux animaux musiciens dont un
fait du tambour sur la tête d'un homme qui tire la langue. A partir du
déambulatoire, on accède aux chapelles rayonnantes.
La chaire installée contre un des piliers à gauche de la nef date de
1857.
La
chapelle dite "Senecterre"
vaut la peine de s'y intéresser car elle n'a pas d'équivalent en Haute
Loire.
C'est, semble-t-il, Charles 1er de Senecterre qui la fait construire,
vraisemblablement pour servir de
sépulture à sa famille. Nous sommes à l'époque de François 1er dont on
voit l'emblème
(la salamandre) dans un des caissons ainsi que la date de sa mort
(1547) dans un autre.
Cette date pourrait aussi être celle de la construction de la chapelle.
Les personnages appartiennent à des familles illustres du Velay et du
Forez: Senecterre, Rochebaron et
Albon-Saint André.
Un relief sur le mur Est est caché par un retable en bois du XVIIè ou
XVIIIè siècle qui
présentait les reliques des saints honorés.
L'orgue Historique:
Restauré dans les années
1980, une inscription dédicatoire mise
à jour à cette occasion a permis de dater sa construction en 1518.
Si l’instrument lui-même (sommier, tuyaux) a été reconstruit à partir
d’éléments anciens, le buffet est d’origine. Il est richement décoré.
Au sommet
sont visibles les armes de l’abbé Gaspard de Tournon (1504-1520).
L’autre cartel (cartouche ornemental) représente saint Chaffre.
Une inscription en latin : “post obitum benefacta manent aeternaque
virtus” signifie : “après leur mort,
leurs bienfaits et leurs vertus demeurent éternellement”.
A noter également l’existence d’un jubé supprimé au XIXème siècle.
Il coupait la grande nef entre les travées 2 et 3.
L'intérieur de l'église
présente encore de nombreuses richesses pour
qui prend le temps de regarder. Notamment à gauche de l'entrée un
sarcophage daté du XIIIè siècle (?) finement scupté, même sur sa face
inférieure et reposant sur des piliers de type babylonien.On y voit la
rencontre du soleil et de la lune qui signalerait l'arrivée du jugement
dernier.
On reconnait la crosse
d'un abbé et des armes non identifiées.